Au Maroc, le taux d’inflation est actuellement autour de 1 %, et sera, selon BAM, de 1,9 % en 2026. C’est un taux « idéal » pour les économistes, mais qui cache une hausse depuis février 2023 du prix des biens alimentaires. Ainsi, les ménages marocains n’ont pas ressenti d’effet direct sur leur pouvoir d’achat.
Comment expliquer ce phénomène ?
Le taux d’inflation global de 1 % est calculé en fonction d’un indicateur spécifique, l’Indice des prix à la consommation, qui prend en compte la pondération de la variation des prix d’une variété de centaines de biens et services. Ce panier représente une moyenne « générale » et ne reflète pas le même ressenti chez tous les ménages. Tout dépend de la part allouée aux biens alimentaires par chaque ménage. La pondération moyenne des biens alimentaires dans le budget des ménages marocains se situerait autour de 40 %, mais elle tend à augmenter à mesure que le revenu disponible diminue.
Ensuite, le taux d’inflation prévu pour 2025 englobe également une hausse des prix des carburants, due aux tensions géopolitiques à l’international. Cette hausse entraîne une augmentation des prix du transport des biens alimentaires, qui se répercute directement sur le prix final appliqué au ménage marocain.
Enfin, il existe un grand nombre d’intermédiaires (grossistes, détaillants, transporteurs…) sur le circuit allant de l’agriculteur au vendeur final, ce qui augmente le prix pour le consommateur final et contraste avec le taux d’inflation actuel.